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  • Des étudiantes déguisées en zombies tiennent une bannière sur la rue Berri, à Montréal.
  • Des étudiantes déguisées en zombies tiennent une bannière sur la rue Berri, à Montréal.
  • Une mére et son enfant zombies marche défilent sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal.
  • Une étudiante déguisée en zombie défile sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal.
  • Les manifestants étudiants déguisés en zombies défilent sur la rue Prince-Arthur, à Montréal.
  • Les manifestants étudiants déguisés en zombies défilent sur la rue Prince-Arthur, à Montréal.
  • Une mére et son enfant zombies marche défilent sur la rue Saint-Laurent, à Montréal.
  • Une mére et son enfant zombies marche défilent sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal.
  • Un étudiant déguisé en zombie défile sur la rue Saint-Laurent, à Montréal.
  • Une étudiante déguisée en zombie défile sur la rue Saint-Laurent, à Montréal.
  • Les manifestants étudiants déguisés en zombies défilent sur la rue Prince-Arthur, à Montréal.
  • Un étudiant zombie gît sur la rue Saint-Laurent, à Montréal.
  • Une étudiante zombie tient un bébé mort entre ses dents.

Les zombies contre la hausse – 5 avril

Montréal, 5 avril 2012.

Parés de leurs plus beaux atours, les zombies déferlent sur la ville. Grimés de blanc cadavérique, les yeux cerclés de charbon et le visage ruisselant de (faux) sang, plusieurs centaines de manifestants se massent au coucher du soleil dans le parc Émilie-Gamelin. Puis ils envahissent les rues, la démarche désarticulée et l’œil hagard…

Mais l’heure n’est pas à la rigolade. Les zombies sont revenus d’entre les morts pour réclamer justice : « Chareeeeeeeeeeeeest! » hurlent-ils de leurs voix rauques. À rugissements terrifiants, et à mots à peine couverts, ils menacent le Premier ministre, Jean Charest, et la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, de les dévorer tout crus – ou tout cuits : « Beauchamp barbecue! » entend-on ici et là. Inlassablement, les zombies vocifèrent leur indignation : « Zombies en colère pour la gratuité scolaire », « Un peuple instruit, jamais ne sera zombie! »

Renouant avec leurs traditions déambulatoires millénaires, et sans craindre d’érafler leurs genoux déjà ensanglantés au colorant alimentaire, ils se traînent en rampant sur l’asphalte de la rue Saint-Denis. Rue Prince-Arthur, célèbre pour ses restaurants en tous genres, ils se jettent dans les vitrines en lorgnant les assiettes. Passé un bref moment d’effroi, puis d’ahurissement, les clients attablés en sont quittes pour un bon fou rire.

Avec sa créativité foisonnante, le mouvement étudiant reste bien vivant.