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  • La manifestation tourne sur la rue Ontario. Derrière: l'Îlot voyageur.
  • Les manifestants zig-zaguent dans les rues du centre-ville de Montréal.
  • Les manifestants zig-zaguent dans les rues du centre-ville de Montréal.
  • Les manifestants zig-zaguent dans les rues du centre-ville de Montréal. À l'avant-plan, un policier du SPVM sur sa moto.
  • Les manifestants zig-zaguent dans les rues du centre-ville de Montréal. Derrière: la Basilique Notre-Dame.
  • Les manifestants sont de retour près du parc Émilie-Gamelin.
  • Les manifestants sont de retour près du parc Émilie-Gamelin, où l'artiste Armand Vaillancourt tient un vibrant discours.
  • Les manifestants sont de retour près du parc Émilie-Gamelin, où l'artiste Armand Vaillancourt tient un vibrant discours.

Non au remboursement proportionnel au revenu! – 5 avril

Jeudi 5 avril 2012, Montréal.

Dans l’après-midi, le gouvernement libéral de Jean Charest représenté par la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, annonce en conférence de presse qu’il maintient la hausse des frais de scolarité – mais qu’il propose maintenant un programme de remboursement des prêts gouvernementaux d’études proportionnel au revenu (RPR). Or, les étudiants ont déjà maintes fois rejeté l’instauration d’un tel système.

Dès 17 h, ils sont environ un millier à se rassembler spontanément au parc Émilie-Gamelin.

L’impatience a monté d’un cran. Les carrés rouges* ont de plus en plus le sentiment que le gouvernement Charest les mène en bateau, traîne les pieds pour ne pas négocier, formule des propositions qu’il sait irrecevables afin de préserver une apparence de bonne volonté sans pourtant reculer d’un iota.

La marche serpente dans le Vieux-Montréal et le quartier des affaires. De retour à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Berri, tout près du parc Émilie-Gamelin, les manifestants croisent Armand Vaillancourt.

Peintre et sculpteur âgé de 83 printemps, artiste contemporain de renommée internationale, ce patriarche de la contestation à la longue chevelure de neige encourage les étudiants, les assure de sa solidarité, leur confesse son admiration : « Ce mouvement étudiant, lance-t-il le poing brandi, c’est la plus belle chose que j’aie vue de ma vie! » Armand Vaillancourt a pourtant été de tous les combats sociaux, politiques, écologistes… Il termine son allocution passionnée sous les clameurs.

Les opposants au mouvement n’ont cessé de répéter sur tous les tons que les manifestants n’étaient que des « bébés gâtés ». Alors… Un enfant roi aussi, cet inlassable chercheur et créateur de plus de 80 ans?

Armand Vaillancourt s’éloigne de son pas hiératique. Déjà, les premiers zombies aux yeux de braise convergent vers le parc Émilie-Gamelin…

* L’expression a d’abord désigné les étudiants en grève contre le projet d’augmentation des frais de scolarité du gouvernement Libéral de Jean Charest. Par extension, elle s’est ensuite appliquée à toute personne, étudiante ou non, favorable à cette contestation estudiantine et, plus tard encore, à toute personne appuyant le mouvement social et populaire catalysé par les étudiants.