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Journée des Patriotes : vert, blanc, rouge – et rouge encore – 21 mai

Lundi 21 mai 2012, Montréal.

En 1837-1838, la rébellion des Patriotes embrase le Bas-Canada (qui deviendra le Québec) contre l’occupant colonial britannique. Toutes les troupes britanniques régulières sont transférées du Haut-Canada au Bas-Canada pour mater les rebelles, à la tête desquels s’illustre notamment Louis-Joseph Papineau. Au terme de plusieurs batailles meurtrières, le soulèvement est écrasé. Même si les Canadiens français sont plus nombreux que les Britanniques, à l’époque, sur le territoire canadien, les forces rebelles doivent s’avouer vaincues devant les troupes coloniales solidement armées. Des centaines de rebelles sont arrêtés; certains s’enfuient aux États-Unis; d’autres sont déportés en Australie; 12 sont pendus à la prison du Pied-du-Courant de Montréal – 11 d’entre eux seront jetés dans une fosse commune avec les non baptisés et les excommuniés au cimetière Saint-Antoine (actuellement, le square Dorchester).

Depuis, la rébellion des Patriotes reste le symbole de la résistance des Canadiens français (devenus depuis les Québécois) et de leur attachement à leur identité, à la liberté politique et à la démocratie. Depuis mai 2003, la Journée nationale des Patriotes est un jour chômé célébré au Québec le lundi précédant le 25 mai.

En ce lundi 22 mai 2012, 175e anniversaire de l’insurrection de 1837, plusieurs centaines de personnes se réunissent sous un soleil radieux au square Dorchester pour commémorer le soulèvement des Patriotes et souligner leur appui aux carrés rouges1.

Co-porte-parole du parti Québec solidaire, le député Amir Khadir invite la foule à résister à la loi 12 (dite « Loi 78 »), qui restreint le droit de manifester. Depuis son adoption, quelques jours plus tôt, le parallèle entre la lutte des étudiants de 2012 et celle des Patriotes de 1837-1838 s’impose.

Les manifestants déferlent dans la rue Sainte-Catherine jusqu’à la place Jacques-Cartier en agitant des drapeaux vert, blanc et rouge des Patriotes, le carré rouge épinglé sur la chemise, la robe ou le chapeau…

Place Jacques-Cartier, d’autres orateurs haranguent la foule – dont la chef du Parti Québécois et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois (qui deviendra Première ministre du Québec le 4 septembre 2012). Dans son spectacle, le groupe Loco Locass galvanise la foule avec son grand succès Libérez-nous des Libéraux (rebaptisé pour l’occasion Libérons-nous des Libéraux), composé en 2003 au lendemain de la première élection du gouvernement Libéral de Jean Charest…

1 L’expression a d’abord désigné les étudiants en grève contre le projet d’augmentation des frais de scolarité du gouvernement Libéral de Jean Charest. Par extension, elle s’est ensuite appliquée à toute personne, étudiante ou non, favorable à cette contestation estudiantine et, plus tard encore, à toute personne appuyant le mouvement social et populaire catalysé par les étudiants.