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Rassemblement pour le bien commun : pour la Terre-Mère, pour l’humain – 22 avril

Dimanche 22 avril 2012, Montréal.

Lentement, comme la sève monte, la tradition s’ancre : tous les 22 du mois, Québécoises et Québécois prennent la rue pour exprimer leur colère et leur lassitude face à l’immobilisme, au mutisme, au paternalisme; mais surtout, pour réclamer haut et fort plus de justice et d’égalité.

En avril, ne te découvre pas d’un fil – mais défile en nombre. Ce mois-ci, les astres calendaires conspirent à accroître le flot humain : la « manif du 22 » coïncide avec le Jour de la Terre, célébré internationalement tous les 22 avril. Ce Rassemblement pour le bien commun survient par ailleurs deux jours après la manifestation contre le Salon Plan Nord et son saccage annoncé des ressources boréales du Québec. Écologie et justice sociale marchent main dans la main.

Étudiants, carrés rouges*, écologistes, jeunes, vieux, hommes, femmes et beaucoup, beaucoup d’enfants… Au total, 250 000 personnes déferlent dans les rues de Montréal, écrivant de leurs pieds une contestation qui s’impose peut-être comme la plus massive de l’histoire du Québec.

Les manifestants se rassemblent au centre-ville, à la place des Festivals dont plus un centimètre carré d’asphalte n’est visible tant la foule est compacte. Mais radieuse, souriante. À 14 h pile, les cloches des églises sonnent à pleine volée en signe de solidarité et d’engagement pour l’environnement et pour une société meilleure. Musique magique aux oreilles des marcheurs…

Ils gravissent la rue Jeanne-Mance, puis l’avenue du Parc, jusqu’au Mont-Royal. Là, au pied de « l’ange » (en réalité, un monument à la mémoire de Sir George-Étienne Cartier), des bénévoles se sont déployés de manière à tracer au sol le contour d’une main grande ouverte. Les manifestants s’y engouffrent, et la main prend vie. Est-ce une main, d’ailleurs? Ou est-ce un arbre dont la foule forme maintenant, fluide et vivante comme une sève, les racines, le tronc, les branches, le feuillage? C’est un arbre huMain…

Dans cette mer de monde venue dire son amour de la Terre-Mère et de l’humain, dans ce déferlement pacifique, bigarré, joyeux… la tête enneigée de Gilles Vigneault, le patriarche de Natashquan; des Innues de la Côte-Nord qui ont marché jusqu’au « Sud » pour réaffirmer leur attachement au Nitassinan (leur territoire autochtone ancestral); des déguisés en pissenlit, en globe terrestre, en Jean Charest de carton-pâte…; des étudiants, des carrés rouges, des écolos; des jeunes, des vieux; des femmes, des hommes et beaucoup, beaucoup d’enfants porteurs de l’espoir d’un monde plus juste, plus accueillant pour tous.

* L’expression a d’abord désigné les étudiants en grève contre le projet d’augmentation des frais de scolarité du gouvernement Libéral de Jean Charest. Par extension, elle s’est ensuite appliquée à toute personne, étudiante ou non, favorable à cette contestation estudiantine et, plus tard encore, à toute personne appuyant le mouvement social et populaire catalysé par les étudiants.