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  • Une poupée à l'effigie du premier ministre Jean Charest est transportée sur l'Esplanade de la Place des Arts.
  • Une poupée à l'effigie du premier ministre Jean Charest est brûlée au millieu des manifestants déguisés, dans l'Agora de l'UQÀM.
  • Une poupée à l'effigie du premier ministre Jean Charest est brûlée au millieu des manifestants déguisés, dans l'Agora de l'UQÀM.
  • Les manifestants déguisés sont réunis dans l'Agora de l'UQÀM.

La Grande Mascarade – 29 mars

Jeudi 29 mars 2012, Montréal.

Perruques bariolées, bulles de savon irisées, déguisements chatoyants… une autre manifestation haute en couleur! Le temps gris n’aura pas raison de l’arc en ciel qui ensoleille les rues de Montréal pour la Grande Mascarade. Ce jour-là, quatre marches s’élancent simultanément de quatre quartiers différents pour converger vers le centre-ville en un joyeux tintamarre. À chacune des quatre manifestations correspondent une thématique et une couleur. Les marcheurs choisiront leur trajet selon leurs priorités politiques ou leurs préférences chromatiques…

Sous la bannière « Vert-e-s de colère pour la gratuité scolaire », la ligne verte dénonce la marchandisation de l’éducation et revendique une plus grande accessibilité des études par l’abolition des frais de scolarité.
« Ensemble, bloquons la récupération! » : la ligne bleue rappelle que le mouvement doit rester créatif, autonome et souverain. Réflexions, débats et décisions ne doivent pas être confisqués par les partis politiques et les têtes dirigeantes des fédérations estudiantines, mais rester l’apanage des assemblées générales étudiantes.

La ligne orange dénonce l’ultraviolence d’un gouvernement qui refuse obstinément de négocier et des forces policières qu’il envoie réprimer les manifestations, mais aussi celle de la précarité, de l’endettement et de l’exclusion économique.

Prônant un véritable syndicalisme de combat, la ligne jaune récuse le « syndicalisme jaune », opposé à la confrontation et à la grève comme moyen d’action et farouche partisan de la conciliation à tout prix, voire la collusion avec les classes dirigeantes. 

Ayant déambulé dans la liesse sous leurs étendards respectifs, les manifestants se rejoignent à la place des Festivals, où un spectacle les attend, puis se dirigent vers l’Agora, une cour intérieure de l’UQÀM (Université du Québec à Montréal) pour continuer la fête. On joue, on boit, on mange. On écoute de la musique et on chante en un charivari coloré placé sous le signe de la bonne humeur.

Même le Premier ministre Jean Charest est de la partie… en effigie suspendue à une potence et brûlée au milieu des cris de joie.